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Contrat de sécurisation professionnelle (CSP)

Le contrat de sécurisation professionnelle est un dispositif proposé aux salariés visés par un licenciement économique dans les entreprises de moins de 1 000 salariés. Il offre un accompagnement renforcé vers le retour à l'emploi, mais implique des choix juridiques importants. Je vous aide à comprendre vos droits et à prendre la meilleure décision.

Exemples de situations

  • Proposition de CSP par l’employeur
  • Délai de réflexion et conséquences de l’acceptation
  • Indemnités et allocation de sécurisation
  • Contestation du motif économique après adhésion
  • Accompagnement et formation pendant le CSP

Qu'est-ce que le CSP ?

Le CSP est un dispositif prévu par les articles L.1233-65 à L.1233-70 du Code du travail. Lorsqu'une entreprise de moins de 1 000 salariés (ou en redressement ou liquidation judiciaire, quelle que soit sa taille) envisage un licenciement pour motif économique, elle doit proposer le CSP à chaque salarié concerné. La proposition est faite lors de l'entretien préalable ou, en cas de plan de sauvegarde de l'emploi, à l'issue de la dernière réunion du comité social et économique.

Le salarié dispose d'un délai de réflexion de vingt et un jours pour accepter ou refuser. Pendant ce délai, je vous aide à analyser l'offre, à vérifier la régularité de la procédure économique et à évaluer si l'adhésion est dans votre intérêt. Le silence du salarié à l'expiration du délai vaut refus.

Indemnités et allocation

En cas d'acceptation du CSP, le contrat de travail est rompu d'un commun accord à l'expiration du délai de réflexion. Le salarié perçoit l'indemnité de licenciement (légale ou conventionnelle, la plus favorable). En revanche, il n'exécute pas de préavis : l'indemnité compensatrice de préavis n'est pas versée directement au salarié mais contribue au financement du dispositif. Si le préavis excède trois mois, la fraction au-delà est versée au salarié.

Pendant la durée du CSP (douze mois maximum), le salarié bénéficie de l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP), égale à 75 % du salaire journalier de référence dès le premier jour, sans différé d'indemnisation. C'est un avantage significatif par rapport à l'allocation de retour à l'emploi (ARE) classique, qui est de l'ordre de 57 %.

Contestation du motif économique

L'adhésion au CSP ne prive pas le salarié du droit de contester le motif économique du licenciement devant le Conseil de prud'hommes. Le délai de prescription est de douze mois à compter de l'adhésion au CSP (article L.1233-67 du Code du travail).

Si le motif économique est jugé insuffisant ou la procédure irrégulière, le salarié peut obtenir des dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, en plus des indemnités déjà perçues. J'analyse la réalité du motif économique invoqué (difficultés économiques, mutations technologiques, réorganisation) et le respect des obligations de reclassement pour déterminer si une contestation est pertinente.

Mon approche

Avant l'adhésion, je vérifie la régularité de la procédure de licenciement économique, la réalité du motif invoqué et les conditions financières proposées. Je vous aide à déterminer si le CSP est plus avantageux qu'un licenciement classique dans votre situation.

Après l'adhésion, je reste vigilant sur le respect des engagements de l'employeur et sur les délais de contestation. Si une action judiciaire est envisageable, je prépare le dossier et vous représente devant le Conseil de prud'hommes de Grasse ou de Nice.

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